Éloïse Lamarre

Éloïse Lamarre

Étudiant(e)s des cycles supérieurs
Programme d'étude
Maîtrise en études littéraires
Université
Université du Québec à Montréal
Courriel
lamarre.eloise@courrier.uqam.ca
Titre du mémoire et/ou de la thèse

«Le phénomène des résidences d’écriture nordiques comme possibilité de “recomplexification” du monde froid»

Sous la direction de
Publications

Francoeur, Charlotte, Éloïse Lamarre et Louise Warren (dir.), Maison, Montréal, Éditions Omri, 2020, 56p.

Résumé

Dès les années 1960, la pensée « nordiste » développée par Louis-Edmond Hamelin « a ouvert un vaste chantier intellectuel et identitaire » sur le Nord (Chartier et Désy, 2014, 5). « [I]maginé et représenté depuis des siècles par les artistes et les écrivain[-e-s] du monde occidental » (Chartier, 2018, 9), ce système discursif suppose « une tension constante entre la représentation du réel et la construction d'un monde imaginaire » (Chartier, 2007). C’est dans la continuité de ces propositions théoriques que ma recherche s’inscrit : par le biais d’une étude socioculturelle, je souhaite traiter du phénomène des résidences d’écriture nordiques en interrogeant les textes littéraires qui résultent de l’expérience du Nord. Ainsi, mon projet vise à cerner l’évolution discursive de l’« imaginaire du Nord » à travers l’analyse des deux extrémités de l’expérience d’écriture, soit les appels de dossiers et les dossiers de candidatures, en plus des œuvres créées en résidence. Le phénomène de la résidence d’écriture, défini comme le « séjour effectif d’un auteur, dans un temps limité, et dans un lieu déterminé où s’exerce une fonction d’écriture » (Charpentier, 1995, 25), jouit d’un essor dynamique depuis les quarante dernières années (Dissez 2004, Leclerc-Parker 2016, Knebusch 2016). Les écrivain-e-s y sont invité-e-s à « investir des contextes aussi variés qu’étonnants, tout en bénéficiant de conditions d’accueil diverses » (Leclerc-Parker 2019, 29). Pour cette recherche, je me pencherai sur le cas spécifique des résidences situées dans les aires géographiques du Québec (Nunavik), de la Finlande (Laponie) et de la Norvège (Nordland), pour lesquelles il existe des ententes encadrées par le Ministère des Relations internationales et de la Francophonie qui favorisent les programmes d'échange d'écrivain-e-s et de présentation d'œuvres d'art conjointes.