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Stéphanie Vallières

Étudiant(e)s des cycles supérieurs
Programme d'étude
Maîtrise en études littéraires
Université
Université du Québec à Montréal
Titre du mémoire et/ou de la thèse

«La figure de la ville fantôme : tension entre permanence et disparition de la mémoire collective : le cas de Villes mortes (2013) de Sarah Berthiaume»

Sous la direction de
Date de dépôt
2015
Participant(e) à titre de chercheur(e) aux projets
A écrit ou dirigé ces publications

Résumé

La ville fantôme est un type de lieux complexes qui a suscité et suscite toujours de nombreux discours. Dans ce mémoire, nous nous intéresserons aux effets produits par la figure de la ville fantôme dans les œuvres de fiction, notamment le texte Villes mortes (2013) de Sarah Berthiaume. Pour ce faire, nous élaborerons d'abord un portrait de la figure de la ville fantôme à partir de théories de l'imaginaire (Bertrand Gervais, Pierre Popovic, Charles Taylor) et en ayant comme hypothèse que le lieu est défini par la somme des discours portés sur lui (Daniel Chartier). L'imaginaire des ruines mettra en évidence les fondements de la figure de la ville fantôme et nous déclinerons ensuite les principaux types de lieux qu'elle incarne en fonction de la façon dont ils sont mis en récit. À partir d'un corpus secondaire d'œuvres de fiction représentant des villes fantômes, les similitudes entre ces récits, notamment en ce qui a trait au traitement de la spatialité et de la temporalité, seront mis en évidence. Il sera montré que la ville fantôme y est représentée comme un lieu défini dans un espace autrement dépourvu de repères et dans un temps diffus ou cyclique. Cette façon d'appréhender le monde sera mise en relation avec le souvenir et l'imprésence (Jacques Derrida), pour être interprétée comme une mise en récit de l'oubli. Dans un troisième et dernier temps, nous verrons comment, dans Villes mortes, cette vision de la ville fantôme comme lieu de tension entre mémoire et oubli se traduit en identité collective ébranlée pour les protagonistes. En considérant la mémoire collective comme fondatrice de l'identité et les formes urbaines comme un miroir de la société qui serait aussi garant de cette mémoire (Maurice Halbwachs), nous verrons que les villes fantômes de ce texte symbolisent la disparition de la mémoire collective.

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