Collaborateur(trice)s

Deux poètes inuites contemporaines

Jessie Kleeman   Aisa Warden

Entretiens et lectures avec deux poètes contemporaines du Groenland et de l'Alaska

Jessie Kleeman et Aisa Warden


In English

L'Arctique est aujourd'hui le lieu de riches expressions culturelles et littéraires. Il permet de déplacer les perspectives – souvent extérieures – sur cette vaste région encore largement méconnue.

La Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, dirigée par le professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal, a réalisé une série d'entretiens et de lectures de poèmes avec deux des plus grandes poètes contemporaines de l'Arctique : Jessie Kleemann (Groenland) et Aisa Warden (Iñupiaq, Alaska).

Cette initiative permet de mieux faire connaître la perspective des Inuites dans le patrimoine culturel contemporain universel. Les vidéos sont librement accessibles  et peuvent être utilisées à des fins d'enseignement et de formation. Elles sont accompagnées de deux biographies complètes des autrices, disponibles sur un site web consacré à la littérature inuite, créé par le Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique.


Jessie Kleeman

Jessie KleemanNée en 1959 à Upernavik (Groenland), Jessie Kleemann est une artiste visuelle, performeuse et poète dont l’œuvre a profondément transformé la scène artistique arctique contemporaine. Formée au théâtre au Tûkak Teatret au Danemark et à la gravure à l’École des arts de Nuuk, elle a introduit la performance expérimentale dans l’art groenlandais, en mêlant traditions inuites, poésie trilingue et formes d’avant-garde.

Ses œuvres emblématiques, dont KINAASUNGA (1988), Orsoq (2012) et Arkhticós Dolorôs (2019), abordent avec force les thèmes de la décolonisation, de la mémoire, du corps et de la crise climatique. En utilisant la vidéo, la voix et des éléments symboliques tels que la graisse de phoque, Kleemann crée un langage artistique qui relie la spiritualité et la résistance, tout en renouvelant la mythologie inuite, notamment à travers la figure de Sedna.

Lauréate de la médaille Eckersberg de l’Académie royale des beaux-arts du Danemark (2024) et finaliste du Grand Prix de littérature du Conseil nordique (2022), elle a exposé au Groenland, au Danemark, en Europe et en Amérique du Nord. Par la puissance poétique et corporelle de son œuvre, Jessie Kleemann fait du Groenland un espace vivant de création, de mémoire et de dialogue entre les mondes inuit, circumpolaire et universel.

 

    On peut lire la biographie complète de Jessie Kleemann sur le site des littératures inuites.

 


Entretien

 

Sur le site de YouTube, on peut sélectionner les sous-titres en français.

La poète et artiste groenlandaise Jessie Kleemann a été l'invitée du professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal.

Ensemble, ils ont réalisé cet entretien sur l'art contemporain au Groenland, le mélange d'éléments traditionnels inuits et de valeurs politiques actuelles dans son œuvre, son recueil de poésie multilingue Arkhticós Dolorôs, le mythe de Sedna, le changement climatique, la création d'institutions culturelles au Groenland et la rencontre décisive de Jessie Kleemann avec des artistes activistes sâmes.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, du Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique de l'Université du Québec à Montréal (nord.uqam.ca) et du projet de promotion de la littérature inuite (inuit.uqam.ca) financé par le Fonds pour l'histoire du Canada du Ministère du Patrimoine. Cet entretien a été enregistré par l'équipe de production du Service audiovisuel de l'UQAM.


Lecture d'extraits du poème «Arkhticós Dolorôs» par Jessie Kleemann

 

Sur le site de YouTube, on peut sélectionner les sous-titres en français.

La poète et artiste groenlandaise Jessie Kleemann a été l'invitée du professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal.

Dans cet enregistrement, Jessie Kleemann lit des extraits de son œuvre poétique, Arkhticós Dolorôs, en groenlandais, en danois et en anglais.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, du Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique de l'Université du Québec à Montréal (nord.uqam.ca) et du projet de promotion de la littérature inuite (inuit.uqam.ca) financé par le Fonds pour l'histoire du Canada du Ministère du Patrimoine. Cet entretien a été enregistré par l'équipe de production du Service audiovisuel de l'UQAM.


Aisa Warden

Aisa Warden

Aisa Warden (née en 1972 à Fairbanks, Alaska) est une artiste interdisciplinaire, poète, performeuse, musicienne et artiste visuelle iñupiaq originaire de Kaktovik, avec des racines familiales à Utqiagvik, dans le nord de l’Alaska. Active sur la scène circumpolaire, elle explore par la poésie, le hip-hop, la performance et l’installation, les liens entre langue, mémoire, environnement et identité autochtone. Son œuvre s’ancre dans la revitalisation culturelle iñupiaq tout en s’ouvrant à des formes expérimentales et multimédias.

Connue d’abord sous le nom d’AKU-MATU, Aisa Warden a utilisé le rap comme un outil de résistance et d’éducation linguistique, mêlant humour, engagement et transmission intergénérationnelle. Son travail s’étend ensuite à la poésie, à la vidéo et à la performance, où elle aborde la colonisation, les crises écologiques et la résilience des peuples arctiques. Parmi ses créations marquantes figurent Ode to the Polar Bear (2008), Unipkaaġusiksuġuvik (2016), installation immersive inspirée du qargi iñupiaq, et siku/siku (2017-2018), performance sur la glace, la dépendance et la guérison. En 2022, elle collabore avec l’artiste groenlandais Aqqalu Berthelsen pour Taigruaq, une œuvre entièrement en iñupiaq sur les effets du pétrole dans l’Arctique.

Lauréate du Governor’s Award for the Arts and Humanities de l’Alaska (2015) et du prix de la Fondation Rasmuson (2012), Aisa Warden a présenté ses œuvres et performances aux États-Unis, au Canada, en Scandinavie et au Groenland. Son travail, à la croisée du politique et du poétique, place la culture iñupiaq au cœur d’un dialogue mondial sur la justice climatique, la mémoire et les futurs autochtones.

 

    On peut lire la biographie complète de Aisa Warden sur le site des littératures inuites.
 

 


Entretien

Sur le site de YouTube, on peut sélectionner les sous-titres en français.

L'artiste multidisciplinaire et poète Aisa Warden (autrefois connue sous le nom d'Allison Akootchook Warden), membre de la communauté Iñupiaq de Kaktovik, dans le nord de l'Alaska, a été l'invitée du professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal.

Ensemble, ils ont réalisé une entrevue au cours de laquelle ils ont discuté de l'importance de la langue iñupiaq dans les arts, la poésie, le rap, les approches politiques décoloniales dans les arts inuits et autochtones, ainsi que des défis liés à l'identité pour une artiste iñupiaq.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, du Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique de l'Université du Québec à Montréal (nord.uqam.ca) et du projet de promotion de la littérature inuite (inuit.uqam.ca) financé par le Fonds pour l'histoire du Canada du Ministère du Patrimoine. Cet entretien a été enregistré par l'équipe de production du Service audiovisuel de l'UQAM.

L'entretien a été par la suite publié dans Inter-Nord. Revue internationales d'études arctiques. Il est disponible pour téléchargement sur le site institutionnel Archipel.

Inter-Nord


Lecture du poème «We acknowledge ourselves» par Aisa Warden

 

Sur le site de YouTube, on peut sélectionner les sous-titres en français.

L'artiste multidisciplinaire et poète Aisa Warden (autrefois connue sous le nom d'Allison Akootchook Warden), membre de la communauté Iñupiaq de Kaktovik, dans le nord de l'Alaska, a été l'invitée du professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal.

Dans cet enregistrement, Aisa Warden lit son poème «We acknowledge ourselves» en anglais.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, du Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique de l'Université du Québec à Montréal (nord.uqam.ca) et du projet de promotion de la littérature inuite (inuit.uqam.ca) financé par le Fonds pour l'histoire du Canada du Ministère du Patrimoine. Cet entretien a été enregistré par l'équipe de production du Service audiovisuel de l'UQAM.


Lecture du poème «Let's try it this way for the last ones» par Aisa Warden

Sur le site de YouTube, on peut sélectionner les sous-titres en français.

L'artiste multidisciplinaire et poète Aisa Warden (autrefois connue sous le nom d'Allison Akootchook Warden), membre de la communauté Iñupiaq de Kaktovik, dans le nord de l'Alaska, a été l'invitée du professeur Daniel Chartier à l'Université du Québec à Montréal.

Dans cet enregistrement, Aisa Warden lit son poème «Let's try it this way for the last ones» en anglais.

Cet entretien s'inscrit dans le cadre des travaux de la Chaire UArctic sur l'imaginaire, les perceptions et les représentations de l'Arctique, du Laboratoire international de recherche sur les images du Nord, de l'hiver et de l'Arctique de l'Université du Québec à Montréal (nord.uqam.ca) et du projet de promotion de la littérature inuite (inuit.uqam.ca) financé par le Fonds pour l'histoire du Canada du Ministère du Patrimoine. Cet entretien a été enregistré par l'équipe de production du Service audiovisuel de l'UQAM.


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